28/06/2008

Décorticage suite...

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Après le Mépris,

Bekiekh Abderrahmane,

continuera cet automne  de décortiquer des films avec nous.

L'homme a beaucoup de flèches à son arc, j’ai retenu le chiffre de 150 films dans son carquois…

 

Retenez vos 3 samedis après-midi

de 14 à 18 heures pour :

 


Le 13 septembre 2008 : Mulhollande Drive de David Lynch


Le 15 novembre 2008 : Citizen Kane d’Orson Welles

Le 13 décembre 2008 : Les lumières de la ville de Charlie Chaplin

 

Au Rouge et Noir, salle des 400 coups.

18/06/2008

Le mépris

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Séance spéciale
 
Samedi 21 juin 2008,
de 14h00 à 18h00
 
dans l’espace
« les 400 Coups »
au Rouge et Noir
de St Julien
 
Bekiekh Abderrahmane
décortique pour nous, plan par plan, Le Mépris (1963 - Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance). Une leçon de lecture du cinéma. Comment c’est fabriqué…


Le film sera donc commenté par Bekiekh Abderrahmane, Diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées en Cinéma et licencié en Information et Communication à Paris, depuis 13 ans il enseigne le cinéma à Genève : l’histoire du cinéma, le vocabulaire et la grammaire audiovisuelle, l’écriture du scénario et l’analyse de films. Par ailleurs, il enseigne dans plusieurs écoles et institutions sur Genève. Scénariste, lecteur et correcteur de scénario, il est membre du Ciné-Club Universitaire de Genève auquel il participe à la programmation depuis 13 années.

S’inscrire d’avance au Cinéma ROUGE & NOIR

Tarifs : 10 euros adhérents, 12 euros non-adhérents

28/05/2008

Les Citronniers

Je reprend une note publiée chez moi.

Bonne surprise donc dimanche avec la palme d’or attribué à « Entre les murs »  de Laurent Cantet d’après le livre de Bégaudeau qui faisait partie de la sélection du livre Inter 2006 et dont j’avais parlé sur ce blog dans un article passablement commenté. Comme le livre avait eu le prix de l’Académie Française, nous (le jury) l’avions peu considéré.

Autre bonne surprise cinématographique : le franc succès du film les Citronniers au cinéma Rouge et Noir cette semaine. 

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Grosse affluence pour un film d’art et essai. Décidément cette salle a trouvé son public et c’est un public de qualité qui fait confiance à la programmation de Didier et de sa bande de cinéphiles qui avaient vu les citronniers en avant première à Lyon.
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Ce film est excellent. C’est l’histoire de Salma qui vit en Cisjordanie situé à la frontière entre Israël et les territoires occupés. Sa plantation de citronniers jouxte la résidence du ministre israélien de la Défense et menace sa sécurité. Il ordonne de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma veut sauver ses citronniers. Déterminée, elle ira jusqu’à la cour suprême israélienne. Salma trouve une alliée inattendue en la personne de Mira, l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité.
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Les citronniers est une fable sur le conflit israélo-palestinien tourné par EranRiklis, un israélien de gauche qui évite le manichéisme. L’histoire de ces deux femmes. Salma qui vit sous le portrait d’un mari disparu qui ne devait pas être rigolo tous les jours et qui  cultive son verger avec l’aide d’un vieux serviteur. Ses enfants sont de peu d’aide, ils ont quitté la maison. Au contact de son jeune avocat, elle va découvrir qu’elle peut encore être belle et désirable.  Mira, la femme du ministre qui a tout pour être heureuse mais à qui il manque quelque chose et que le combat de Selma va émouvoir.
Un grand soin des détails dans ce film et sans doute pas mal de petites choses (et des symboles) qui nous échappent. J’ai adoré le garde israélien sur son mirador qui révise des cours de logiques à travers des énoncés farfelus.
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Et, cerise sur le gateau, on s'est retrouvé à sept ou huit pour commenter le film dans la salle des 400 coups autour d'une petite table basse assis dans les fauteuils. Des avis divergents, du débat, un régal.

01/04/2008

Mr Hyde

Le Court métrage AMNESTY INTERNATIONAL qui est passé cette semaine au cinéma Rouge & Noir avant le film "DARLING", et qui a été très apprécié est signé du réalisateur : Philippe GRAMMATICOPOULOS.
Vous pouvez le voir sur votre ordinateur en cliquant ici.

 

D’autres films courts sur le site :

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27/03/2008

Cinéma en salle

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J’aimerais lancer une réflexion et collecter vos réponses, avis et souvenirs : qu'est ce qui nous fait préférer le cinéma en salle ? Quelle différence y a-t-il à découvrir un film au cinéma, par rapport à le découvrir à la télévision ? 

 

Didier

 

 

Voici quelques témoignages pris ici de Catherine Deneuve sur le sujet:

Je vais de préférence au cinéma dans les salles, car j'aime sentir I'émotion presque palpable des gens.

J'ai un grand plaisir à aller voir les films en salles. Ça me demande toujours un petit effort au départ mais après, j'aime beaucoup cette sensation... Etre dans le noir avec des gens que je ne connais pas... Ce faux silence... La rumeur qu'il y a toujours dans les salles est pour moi le mixage indispensable à l'écoute d'un film. Sans cela, c'est comme si je voyais un ruisseau couler sans entendre le bruit de l'eau...

Je suis une actrice qui va au cinéma. Je vois les films avec le public. Il faut continuer à sortir, à voir les films ensemble, en groupe. Il se passe quelque chose d'indicible, pas comme devant son poste.

Pour moi, le cinéma, ça reste la salle, le silence de la salle ou même la rumeur de la salle. L'ambiance physique de la salle reste très importante pour moi. Et d'ailleurs, je souffre quand je vois mes propres films en projection privée parce qu'il n'y a pas cette ambiance d'une vraie salle de cinéma.

J'aime toujours aller au cinéma en salle. J'adore ce moment où la musique du cinéma baisse doucement, où le noir se fait, où le rideau s'ouvre et où le générique commence. C'est pour moi une émotion intacte que celle-là...

Moi, ce qui me donne de l'émotion c'est d'entendre, par exemple, rugir le lion de la MGM avant le générique d'un film.

J'aime rire et pleurer au cinéma. J'aime être émue en tout cas.

C'est vers 15 ou 16 ans que j'ai commencé à aller beaucoup au cinéma. Sur les conseils d'amis cinéphiles, j'allais voir les classiques, comme Eisenstein, Welles... J'allais dans des ciné-clubs, au Mac-Mahon, et puis aussi dans les cinémas de la rive gauche, mais c'était toute une histoire, à 15 ans, quand on habitait rive droite, d'aller au cinéma rive gauche ! C'était comme de traverser le Styx !

Je préfère aller voir des films que j'ai de grandes chances d'aimer. En même temps, je suis aussi extrêmement curieuse et, parfois, même si je sais que je risque de ne pas aimer beaucoup ça, j'y vais quand même...

Je suis capable d'aller voir un tout petit film indépendant qui se joue dans une seule salle à midi et la même semaine un gros machin, par exemple un film de Tim Burton que j'adore, dans une grande salle de la place d'Italie.

Je revois les films à la télévision, surtout la nuit. Ça me stimule pour découvrir des choses nouvelles. Quand je revois "Le Journal d'un curé de campagne" de Bresson, un film que j'aime énormément, ça me donne envie d'en revoir d'autres, "Mouchette" par exemple. Ça relance mon désir de cinéphile.

Il me reste la télé pour rattraper ce que je rate au cinéma : depuis l'arrivée du câble, je dors beaucoup moins ! Même quand je tourne, si je rentre tard et que je tombe sur un film que j'aime, j'ai du mal à m'arracher de l'écran. C'est un vice.

20/03/2008

VO or not VO?

Ce film est en VO

Au sujet des versions originales au cinéma Rouge & Noir

                                            par Didier

Chaque semaine, nous devons, à l'accueil du cinéma, répondre à deux types de réclamations de spectateurs sur ce sujet.
  • Les uns se lamentent car le film qu'ils viennent de voir était en version doublée, et non en version originale comme ils le souhaitaient... je les comprend, bien souvent.
  • Les autres n'aiment pas voir des films sous titrés, pour différentes raisons : difficultés à lire les sous-titres, ou l'impression de ne pas bien profiter des images lorsqu'ils doivent lire au bas de l'écran la traduction... je les comprend, aussi quelquefois.
Pour ma part, sachez que pour moi, spectateur assidu, cinéphile (quelquefois), et directeur de cette salle de cinéma pour laquelle je me suis battu pendant des années pour qu'elle renaisse après 8 ans de fermeture, je préfère voir les films en v-o, bien sûr.

J'aime entendre la vraie voix de Redford, de Meryl Streep... et j'ai l'impression de mieux apprécier le jeu des acteurs. Mais je concède, que quelquefois, lorsqu'il s'agit d'un film d'aventures, d'action, et lorsque ce n'est pas le jeu d'acteur qui fait la qualité d'un film, ET SI le doublage est de qualité, j'accepte de voir le film doublé en français.

Par contre il m'est impossible d'imaginer de voir un film de Woody Allen, Bergman, Fellini, un film chinois ou japonais, dans une autre langue que la langue originale dans laquelle il a été tourné.
 
En tant que programmateurs de cette salle, l'équipe du cinéma (bénévoles plus moi-même) nous entendons toutes les doléances et tentons de répondre aux attentes de nos spectateurs, compte tenu d'un autre paramètre qui est très contraignant : la disponibilité des films doublés ou non, et le temps que nous acceptons d'attendre avant que la copie en version originale soit disponible pour Saint Julien.
Donc, chaque semaine, nous avons en principe 3 films, voire 4 lors des vacances ou avec des soirées spéciales. Il y a donc :
  • 1 film français
  • 1 film d'art et d'essai (donc, dans 95% des cas, en version originale)
  • 1 film pour jeunes ou enfants (doublé en français dans la majorité des cas)

Et si il y a un 4eme film, et si il est étranger, c'est en fonction du film, et de la disponibilté de la copie. De plus nous allons essayer de ne pas passer 2 films en version originale dans une même semaine...

Il y a eu une entorse, mémorable pour certains, au cours de la semaine du 5 au 10 mars: les 3 films étaient en français !!!

  1. Paris : film français
  2. Juno : il nous a semblé que pour passer ce film pendant qu'il était dans l'actualité, il ne fallait pas attendre une disponibilité de la copie en V-O sous-titrée, de plus, le public visé (adolescents de 12 à 18 ans), préfère pour l'instant les films en français donc doublés.
  3. Into the wild : impossible d'avoir une copie du film en V-O avant de longues semaines, donc, nous acceptons de la passer en V-F. Il me semble aussi que le doublage n'a pas nuit à l'histoire, pour ce type de film basé sur une ambiance aventure-introspection, avec de plus une voix off qui accompagnait de nombreuses séquences du film...
Résultat en termes de chiffres d'entrées : LE PUBLIC A REPONDU PRESENT sur les 3 films, en masse : plus de 330 entrées pour PARIS en 5 séances, plus de 270 entrées pour INTO THE WILD en 4 séances, et 160 entrées pour JUNO en 4 séances...

Pour info, depuis l'ouverture du cinéma le 19 septembre 2007 sont passés en version doublée les films suivants :

La vengeance dans la peau, Le goût de la vie, Michael Clayton, Il était une fois, A la croisée des mondes, Reviens moi, Sweeney Todd, No country for old men, Juno, Into the wild... tous les autres sont passés en version originale sous titrée...

désolé pour les anglophones... que je salue respectueusement et amicalement.